Motus

 

 

Accueil
Bio express
Discographie
Par monts et par vaux
Echos de la presse

 

Prix «Musique» 1998
de la Fondation vaudoise pour la promotion et la création artistique.

 

Paroles des chansons

 

Drôles d'idées - Chaud devant - Le pétabosson - Le blanc des cieux 
Les snobs - Entrez sans frapper - L'étoffe des z'héros - Blues patraque 
Danse avec le temps
- Le tamagochi - Fantasque
 Chanson bedoume - Au p'tit bonheur de l'humanité

 

1. Drôles d'idées

Que peut-il se passer dans nos têtes qui se passe de tout commentaire, des images en noir et blanc, des idées en coup de vent; s'inventer de petits rêves en plume pour se pendre au cou de la lune, s'envoler comme un oiseau, retomber dans un verre d'eau. Je jure devant Dieu et ses saints, s'il fallait jurer quelque chose, rien, rien, rien, je ne pense à rien, rien, rien. Les drôles d'idées, ça fait du bien, ce n'est qu'à soi, c'est pas grand'chose, bien, bien, bien, mais ça fait du bien, du bien. Cacher au fond de ses poches le temps qui nous effiloche, tenir l'océan dans sa main et le monde dans un sac à pain. Me glisser par dessous ton pardessus, improviser les imprévus, sucrer de sable et de sel tes consonnes et mes voyelles. Je jure devant Dieu et ses saints, s'il fallait jurer quelque chose, rien, rien, rien, je ne pense à rien, rien, rien. Les drôles d'idées, ça fait du bien, ce n'est qu'à soi, c'est pas grand'chose, bien, bien, bien, mais ça fait du bien, du bien. Je jure devant Dieu et ses saints, s'il fallait jurer quelque chose, rien, rien, rien, je ne pense à rien, rien, rien. Les drôles d'idées, ça fait du bien, ce n'est qu'à soi, c'est pas grand'chose, bien, mais bien, mais ça fait du bien, du bien.

2. Chaud devant

Viens, ce soir la lune est rousse, viens je suis prête à tout, car tout chez toi me pousse du premier coup au septième ciel. Viens, on va brouiller les pistes, viens, on va se mettre à sac, saccager ce qui résiste du premier coup au septième ciel. Je deviens touche-à-toutiste dès que tu touches à ma peau, manque de pot je persiste à croire que plus c'est bas plus c'est beau nos ébats, plus c'est bas, plus c'est chaud, plus c'est beau, plus c'est bas, plus c'est chaud. Viens, on va boire à la source là où l'écume du temps coule en belle pente douce suivre les vents du septième ciel. Allez, viens caresser mon nuage, l'esquive des bons sentiments et l'orge perlé d'une image en pluie d'orage, en coups de vent. Je deviens prête-à-toutiste quand tu me prends dans tes bras, manque de pot je persiste à croire que plus c'est beau, plus c'est bas, nos ébats, plus c'est chaud, plus c'est bas, plus c'est beau, plus c'est bas, plus c'est bas. Je deviens touche-à-toutiste dès que tu touches à ma peau, manque de pot je persiste à croire que plus c'est bas plus c'est beau nos ébats, plus c'est bas, plus c'est chaud, plus c'est beau, plus c'est bas, plus c'est chaud. 

 

3. Le pétabosson

Un jour, un gars, nommé Simon, qu'était péta, pétabosson, à force de marier les gens, se prit pour Cupidon. Il dut, de but, de but en blanc, sans peur du qu'en dira-t-on, constater avec effarement que l'amour n'était plus légion. Je vais me mettre au boulot, subi, subi, subito, se dit-il en poussant son vélo, par monts et par vaux. Il commença son labeur par les cas les plus navrants, les vieux garçons, les fausses veuves et les gays naturellement. Et, et il chantait l'hymne à la joie, et, et il dansait, en criant sur les toits, je serai le leader des dealers d'amours idylliques, le marchand, le passeur de la bague au doigt, le receleur de bonheur, vingt ans d'amour Cémentit, muni d'un vieux sécateur pour vous bouturer le coeur. Simon se mit à marier tout ce, tout ce qu'il trouvait, fit breveter son invention du mariage fait maison, fit des noces de Cana, de tout, de n'importe quoi, noces d'or, noces d'argent, rebaptisées «Noces à Simon». Les officiers d'état civil, qui n'appréciaient pas, semble-t-il, pour les droits des pétabossons se mirent en association; ils se réunissaient souvent, un peu pour tuer le temps, espérant trouver la solution au fond de leur treizième petit verre de blanc. Et, et il chantait l'hymne à la joie, et, et il dansait, en criant sur les toits, je serai le leader des dealers d'amours idylliques, le marchand, le passeur de la bague au doigt, le receleur de bonheur, vingt ans d'amour Cémentit, muni d'un vieux sécateur pour vous bouturer le coeur. Simon tu n'es pas Cupidon lui disait-on, Simon tu n'es pas le roi de la bague au doigt! Simon tu n'es pas Cupidon lui disait-on, Simon tu n'es pas le roi! Si bien qu'un njour on vit Simon se défaire de ses illusions, il se voua dès cet instant à devenir anti-pétabosson. Il se mit à démarier, à désunir, à désagréger tous les couples du canton qui l'appelaient pour un oui pour un non et, et il chantait l'hymne à la joie, et, et il dansait en criant sur les toits, je serai le leader des dealers d'amours impossibles, l'empailleur amateur des êtres mal aimés, le rebouteux du bonheur, licencié du casse-pipe, muni d'un aspirateur pour vous dépoussiérer le coeur.

 

4. Le blanc des cieux

Est-ce pour inventer le plus beau des baisers qu'ils s'aiment sans se regarder, lassés de s'enlacer. Est-ce pour oublier un bout de leur passé, claquer la porte au nez à toute éventualité. Est-ce dans le blanc des cieux ou dans le bleu de leurs yeux que les vieux anges s'aiment sans jouer de jeu sans se dire je t'aime sans se dire je te veux. Le temps, comme un jour de novembre, balance un peu de givre, un peu de brouillard dans leurs yeux, une averse de silence qui se mélange au gris de leurs cheveux; un petit pas de danse, un sourire entendu, un geste maladroit, pêcheurs de connivence, pour que l'amour se prenne au filet de leurs voix. Est-ce dans le blanc des cieux ou dans le bleu de leurs yeux que les vieux anges s'aiment sans jouer de jeu sans se dire je t'aime sans se dire je te veux. La nuit sertit de pierres de lune les souvenirs lointains perdus sur les chemins et met des taches brunes sur la face de Carême de leur teint. Est-ce pour inventer le plus beau des baisers qu'ils s'aiment sans se regarder, lassés de s'enlacer. Est-ce dans le blanc des cieux ou dans le bleu de leurs yeux que les vieux anges s'aiment sans jouer de jeu sans se dire je t'aime sans se dire je te veux. 

 

5. Les snobs

Les snobs sont si snobs que même leurs poignées de main nous disent «vous repasserez demain». Les snobs sont si snobs que d'avoir affaire à eux demain ne vaut pas mieux qu'un jour sans pain. Assez tâté de l'acétate des cravates, Ted Lapidus aux pieds. Assez tâté, cassez plus la baraque, Ray Ban sur le nez. Les snobs sont si snobs qu'un jour ils mangeront leurs sous pour mieux en connaître le goût. Les snobs sont si snobs qu'le jour où les poules auront des dents, les leurs seront d'or ou d'argent. Assez tâté de l'acétate des cravates, Ted Lapidus aux pieds. Assez tâté, cassez plus la baraque, Ray Ban sur le nez. Les snobs sont si snobs que leurs sourires à l'aigre-doux les suivront jusqu'au fond du trou, les snobs sont si snobs qu'j'doute qu'leur âme ait du crédit en enfer ou au paradis. Assez tâté de l'acétate des cravates, Ted Lapidus aux pieds. Assez tâté, cassez plus la baraque, Ray Ban sur le nez. 

 

6. Entrez sans frapper

D'après mon ami Jojo, j'suis bien foutue, j'suis comme il faut; j'ai une petite gueule pas mal du tout d'après les voisins du d'ssous. J'ai de jolies guiches, de celles qu'on aguiche, une paire de cannes comme on n'en voit qu'à Cannes, une silhouette quasi parfaite à la Lauren Bacall... Moi je mets des pantalons, des pulls à ma façon, des souliers sans talons. J'mets pas d'entrez sans frapper, si vous voulez toucher, faudra m'déshabiller. P't-être qu'un jour, pour plaire à la radio, p't-être qu'un jour, j'enlèverai le haut, p't-être qu'un jour, pour plaire aux médias, j'enlèverai le bas, j'comprends pas qu'ils comprennent pas ça! D'après mon copain René, rien n'est plus beau qu'mon décolleté, pour plaire en toute sérénité, pour séduire en cas de nécessité. J'ai de petites manies pour occuper ma vie et pour tuer le temps, je ne mets pas de gants, je suis d'inutilité publique, c'est mon argument politique. Moi je mets des pantalons, des pulls à ma façon, des souliers sans talons, j'mets pas d'entrez sans frapper, si vous voulez toucher, faudra m'déshabiller. P't-être qu'un jour pour plaire aux médias, p't-être qu'un jour j'enlèverai le bas, p't-être qu'un jour pour plaire à la radio j'enlèverai le haut, mais oui, j'enlèverai le haut! A l'heure de l'oxygénation des mèches, de la siliconisaiton de soi, la liposuccionite nous guette du cerveau gauche au cerveau droit. On se cache si bien sous notre fond de teint, on bat si bien des cils en mettant du ricil qu'un jour, c'est sûr, on aura la peau et le corps de Brigitte Bardot. Moi je mets des pantalons, des pulls à ma façon, des souliers sans talons, j'mets pas d'entrez sans frapper, si vous voulez toucher, faudra m'déshabiller. P't-être qu'un jour, pour plaire à la radio, p't-être qu'un jour, j'enlèverai le haut, p't-être qu'un jour, pour plaire aux médias, j'enlèverai le bas, j'comprends pas qu'ils comprennent pas ça! C'est ça la fin? Mais oui!

 

7. L'étoffe des z'héros

Poussez, poussez-moi dans le dos, car je manque cruellement de culot, je n'ai pas l'étoffe des héros sur le dos. Si j'étais la fille de Guillaume Tell, je vous désarmerais dans la dentelle, je vous offrirais du Dom Pérignon à la maison. Mais, qui ne peut ne peut, je fais de mon mieux, quitte à m'attirer, quitte à m'attirer, quitte à m'a, quitte à m'a, quitte à m'attirer toutes les foudres de Toutankhamon, tous les poisons, la colère de tous les pharaons, je tue les dragons. Je défends la veuve et l'orphelin d'une main, je joue au héros de salon devant ma télévision. Malédiction, dislocation... Dans mes rêves de desperado, je sauve la peau de Navarro, Calamity Jane ou Julie Lescaut, je mets KO le docteur No. Je suis la Nikita qu'il vous faut malgré mes tout petits défauts, je serai votre papamobile, l'ange gardien au bout du fil. Mais, qui ne peut ne peut, je fais de mon mieux, quitte à m'attirer, quitte à m'attirer, quitte à m'a, quitte à m'a, quitte à m'attirer toutes les foudres de Toutankhamon, tous les poisons, la colère de tous les pharaons, je tue les dragons. Je défends la veuve et l'orphelin d'une main, je joue au héros de salon devant ma télévision. Malédiction, dislocation... J'ai le même style que John Steed, le même chat que Burma, le Beretta de Templar dans la boîte à gants de ma Jaguar. J'ai les clés du Pentagone, le cheval de Robin des Bois, je le monte en amazone, ça va de soi! Qui ne peut ne peut, je fais de mon mieux, quitte à m'attirer, quitte à m'attirer, quitte à m'a, quitte à m'a, quitte à m'attirer toutes les foudres de Toutankhamon, tous les poisons, la colère de tous les pharaons, je tue les dragons. Je défends la veuve et l'orphelin d'une main, je joue au héros de salon devant ma télévision. Toutes les foudres de Toutankhamon, tous les poisons, la colère de tous les pharaons, je tue les dragons. Je défends la veuve et l'orphelin d'une main, je joue au héros de salon devant ma télévision.

 

8. Blues patraque

Mon blues helvétique, j'le fais à la guitare classique parce que j'ai pas assez de fric pour m'acheter une gratte électrique. J'ai bien essayé de m'en fignoler une avec le haut-parleur de mon vieux téléviseur. Mais j'ai assez vite abandonné le truc parce que ce genre d'installation ça électrocute! ça m'a fichu le ...blues. Plus pathétique encore que le plus triste des fados. Mon blues argentin il ne ressemble à rien parce que j'ai pas assez d'pognon pour m'acheter un bandonéon. J'ai bien essayé de m'en bricoler un avec le vieux moteur de mon aspirateur mais assez vite j'ai laissé tomber l'projet parce que ces machins-là ça vous reste dans les doigts. ça m'a fichu le ...blues. Plus pathétique encore que le plus triste des fados. C'est pas chez un marchand d'jouets, c'est pas dans un automate à billets, c'est pas sous les sabots d'un cheval qu'on devient riche et beau en général. J'ai bien essayé d'inventer sous ma douche un petit air manouche qui avait l'air pas trop louche mais je l'ai assez vite noyé dans le savon, parce qu'y m'fallait du blé pour aller enregistrer! ça m'a fichu le blues... Plus pathétique encore que le plus triste des fados.

 

9. Danse avec le temps

Quand je vois la pluie qui tombe en contredanse en gouttes d'éclaircie, quand je sens sous ma peau le tempo de la vie qui s'avance, de la vie qui s'enfuit. Y'a tant de monts, tant de merveilles à pêcher dans le demi-sommeil, léger bagage rempli de nuages et de poussières de ciel, moi je me la baille belle dans mon nid d'hirondelle, je refais le printemps, engourdi de flanelle dans mon lit de soleil, je danse avec le temps. Quand j'entends le vent me jouer l'air du temps, l'air du qu'en dira-t-on, quand d'une révérence il me fait ses avances et nuance la nuit de demi-tons. Y'a tant de monts, tant de merveilles à pêcher dans le demi-sommeil, léger bagage rempli de nuages et de poussières de ciel, moi je me la baille belle dans mon nid d'hirondelle, je refais le printemps, engourdi de flanelle dans mon lit de soleil, je danse avec le temps. Quand, le jour, on se maquille le coeur de toutes les couleurs, de toutes les douleurs, la nuit dépose sur nos lèvres un peu de rouge à rêves et un accroche-coeur... Y'a tant de monts, tant de merveilles à pêcher dans le demi-sommeil, léger bagage rempli de nuages et de poussières de ciel, un peu de rouge à rêves et un accroche-coeur et un bout de bonheur... moi je me la baille belle dans mon nid d'hirondelle, je refais le printemps, engourdi de flanelle dans mon lit de soleil, je danse avec le temps.

 

10. Le tamagochi

Chacun suit, suit, suit son bonhomme de chemin, sans un bruit, de peur de faire peur au destin. Mais chacun va, va, où le vent le poussera sans un mot de trop avant de tourner le dos. Tout va bien, je vous jure, tout va pour le mieux, j'ai trouvé un mari, une auto, un boulot depuis que j'ai mon tamalou, mon tamagochi. J'm'éclate un max au fond du bus, au fond du lit, plus besoin de gourou, plus besoin de psy depuis que j'ai mon tamalou, mon tamagochi. C'est le ramdam des fax, des pogs et des tamagos, des tamagochi, c'est le ramdam des fax, ça a mis ma vie sur le tata, sur le tatami. Chacun surfe sur internet pour dénicher d'la sucrinet qui donne un bon goût au café trois w lyophilisé. Pour mon transit intermental, j'ai trouvé l'outil idéal sur un site alternatif, du bifidus actif. Tout va bien, je le jure, tout va pour le mieux, j'ai trouvé l'équilibre depuis que j'ai la fibre virtuelle, je me console d'être un peu seule devant ma console j'appuie sur les boutons du sidéral. C'est le ramdam des fax, des pogs et des tamagos, des tamagochi, c'est le ramdam des fax, ça a mis ma vie sur le tata, sur le tatami. On fait du golf à la maison, on fait l'amour par liaison avec des 156, sex, sun, love and peace. En fin d'semaine, bouquet final, on se prépare un p'tit régal et l'on s'en va le coeur léger s'époumoner au karaoké. Tout va bien, je vous jure, tout va pour le mieux, enfin je peux chanter mon authenticité en versions sous-titrées; j'refais le monde à ma façon, je récite Souchon, je chante «L'Aigle noir» accoudée au comptoir. C'est le ramdam des fax, des pogs et des tamagos, des tamagochi, c'est le ramdam des faxdepuis que mon tamagochi s'est fait hara-kiri!

 

11. Fantasque

De tous les humains je suis, c'est certain, le plus météorologiquement atteint. Fantasque je fuis le cours du train-train, je vais et je viens entre le tout et le rien. Mais qu'attendez-vous pour me serrer la vis, qu'attendez-vous pour me serrer dans vos bras, je suis d'humeur à tous les délices, plus capricieuse que le temps, après la pluie, après le vent, vient, allez vient, vient le beau temps. Le ciel est lourd, je sens que j'ai besoin d'amour, le ciel est gris, je change d'avis, je change aussi, sans pour autant changer d'amis, la couleur d'un habit, la couleur de mes envies. Mais qu'attendez-vous pour me serrer la vis, qu'attendez-vous pour me serrer dans vos bras, je suis d'humeur à tous les délices, plus capricieuse que le temps, après la pluie, après le vent, vient, vient, vient le beau temps. Passent les jours, passent les saisons, l'hésitation d'une valse à l'accordéon et le tic-tac des petits tics, des lunatiques et des caprices d'enfants. Mais qu'attendez-vous pour me serrer la vis, qu'attendez-vous pour me serrer dans vos bras, je suis d'humeur à tous les délices, plus capricieuse que le temps, plus capricieuse que le vent. Qu'attendez-vous pour me serrer la vis, qu'attendez-vous pour me serrer, allez, je suis d'humeur à tous les délices, plus capricieuse que le temps, plus capricieuse que le vent. Mais je suis d'humeur à tous les délices, plus capricieuse que le vent, après la pluie, après le vent, vient allez vient, vient le beau temps, le beau temps, le beau temps. 

 

12. Chanson bedoume

Le jour où qu'j'mont'rai à Paris pour leur montrer un peu qui k'chuis, j'prendrai pas l'accent genevois paraît qu'y a pas plus crouille que ça. J'prendrai du soleil valaisan, du chou, du lard du saucisson, j'prendrai, même si c'est pas permis, un peu de bleue de mon pays. Mais j'prendrai pas de tupperwares même s'y faut ça pour dev'nir star j'laisse le soin à Madame Porchet d'faire croire qu'en Suisse y'a qu'des toyets. J'vous chanterai j'vous enchanterai ma chanson bedoume mon tube badadia. Bien qu'étant suisse, je prends le maquis du fond d'ma ferme des Ponts-d'Martel, j'écris un hymne à mon pays qui fait «choubidoubida, ah c'est exquis!» J'fais ma révolution culturelle, beaucoup d'amour, pas trop d'yodel, j'parle pas d'Heidi, pas d'chocolat, commercial'ment ça suffit pas. Mais comme j'ai les mêmes robes qu'Madame Dreifuss, au moins j'leur foutrai pas la frousse j'ai une p'tite chance de c'côté-là, chance de cocu qu'aime pas le coca! J'leur chanterai j'les enchanterai ma chanson bedoume mon tube badadia. Ma chanson bedoume et mon tube badadia.

 

13. Au p'tit bonheur de l'humanité

La vie c'est bête comme tout, c'est bête, c'est bête, c'est bête comme chou, il suffit de la danser, suffit de la chanter. Faut vraiment être fou, vraiment mais vraiment fou, pour devoir la quitter avant d'en profiter. La vie c'est bête comme tout, c'est bête comme chou, la vie c'est bête comme tout, c'est bête comme chou. Laissez-nous donc souffler ce petit air de rien, ce refrain cabossé, ça ira mieux demain; à nous de décider la beauté du chemin, tout n'est pas dessiné au creux de notre main. Tant que les chats sauront chasser les souris sauront se cacher, rien n'est écrit, tout est laissé au p'tit bonheur de l'humanité; laissons la lune se lever, laissons le Kabyle chanter, rien n'est écrit, tout est laissé au p'tit bonheur de l'humanité. Même mon coeur qui bat qui bat, qui ne bat que pour toi; même mon coeur qui bat qui bat, qui ne bat que pour ça. Même mon coeur qui bat qui bat, qui ne bat que pour toi; même mon coeur qui bat qui bat, qui ne bat que pour ça. De l'amour, du café et de leau pour l'été, tout, tout nous est donné, heureux celui qui naît; des tailles enlacées, des caresses sucrées et de jolis matins pour calmer le chagrin. Tant que les chats sauront chasser les souris sauront se cacher, rien n'est écrit, tout est laissé au p'tit bonheur de l'humanité; laissons la lune se lever, laissons le Kabyle chanter, rien n'est écrit, tout est laissé au p'tit bonheur de l'humanité. Même mon coeur qui bat qui bat, qui ne bat que pour toi; même mon coeur qui bat qui bat, qui ne bat que pour ça. Même mon coeur qui bat qui bat, qui ne bat que pour toi; même mon coeur qui bat qui bat sans que je sache pourquoi!

Retour à l'album

 

Paroles et musique: Valérie Lou

Les musiciens

 

François Magnin  piano et claviers

Jean-Luc Lavanchy  batterie et percussions

Pierre-André Dougoud basse, contrebasse, percussions

Jean-Pierre Pasquier  guitares

Philippe Adamir  accordéon (4)
Florence Chitacumbi  vocal (5, 8)
Vincent Vallat  harmonica et vocal (8)
Serge Zaugg  saxophone (1)
Antonio Capriatti  batterie (8)
René Dambury  vocal (5)
Maryline Regard  vocal (8)
Yvan Pinard  cris de guitare (7) et vocal (5)
Nathalie Wille et Isabelle Pfaff  vocal et rires (13)
Christian Wille  tirades (5, 7)


Arrangements
François Magnin (2, 3, 4, 6, 7, 10, 11)
Jean-Pierre Pasquier (1, 8, 9, 12)
Nathalie Wille (5)
Yvan Pinard (13)

Enregistré aux studios du Bois de la Chandelar par Yvan Pinard
Mixé au studio Tess par Philippe Zumbrunn et Yvan Pinard